Edmund Stoffels

Regionalabgeordneter/ Député régional

Von der Notwendigkeit oder der Wahl, einen zweiten Job auszuüben – La nécessité ou le choix d’exercer un deuxième emploi

Fast 200.000 Arbeiter sind betroffen. Liegt es daran, dass Teilzeitjobs zunehmen ? Oder daran, dass die Haushalte nicht mehr mit einem Einkommen auskommen ? Mehr und mehr Belgier üben einen zweiten Job aus. Fast die Hälfte derer, die einen Doppeljob ausüben, sind Absolventen einer Hochschule. Ein Drittel verfügen über einen Sekundarabschluss. In drei von vier Fällen sind es die intellektuellen oder wissenschaftlichen Berufe, um die es geht. Man spricht hier nicht von Handwerkern, von Familienhelferinnen, von unqualifizierten Arbeitnehmern.

Près de 200 000 travailleurs seraient concernés. Un effet de la multiplication des temps partiels ? Ou un vrai problème pour s’en sortir avec un seul revenu ? Toujours est-il que de plus en plus de Belges exercent un deuxième job dans notre pays. Un peu plus d’un double job sur deux est le fait d’un diplômé de l’enseignement supérieur. Viennent ensuite les diplômés du deuxième cycle du secondaire et du postsecondaire non supérieur . Le double emploi concerne, dans un peu plus d’un cas sur trois, les professions dites intellectuelles et scientifiques. On ne parle pas des manœuvres, des aides familiales et des ouvriers non qualifiés.


La nécessité ou le choix d’exercer un deuxième emploi

Question orale de M. Stoffels à Mme Tillieux, ministre de l’emploi et de la formation

Mme la Présidente. – L’ordre du jour appelle la question orale de M. Stoffels à Mme Tillieux, Ministre de l’Emploi et de la Formation, sur « la nécessité ou le choix d’exercer un deuxième emploi ».

La parole est à M. Stoffels pour poser sa question.

M. Stoffels (PS). – Madame la Ministre, suivant les articles que j’ai pu consulter dans la presse, près de 200 000 travailleurs seraient concernés. Un effet de la multiplication des temps partiels ? Une première question. Ou un vrai problème pour s’en sortir avec un seul revenu ? Une deuxième question.

Toujours est-il que de plus en plus de Belges exercent un deuxième job dans notre pays. De 3,8 % de la population active en 2004, ils sont passés à 4,4 % l’année dernière et le phénomène a tendance à s’accélérer. En chiffres absolus, cela donne près de 200 000 travailleurs qui auront exercé un deuxième travail en 2014 en Belgique. Ils n’étaient encore que 156 000 en 2004.

Ils ont donc augmenté de 26 % en l’espace de 10 ans. Les données disponibles permettent de déterminer leur niveau de scolarité. Un peu plus d’un double job sur deux est le fait d’un diplômé de l’enseignement supérieur – 57 % du total. Viennent ensuite les diplômés du deuxième cycle du secondaire et du postsecondaire non supérieur pour 33 %. Le solde, à savoir 10 %, n’a qu’un diplôme du premier cycle du secondaire, voire du seul primaire. Le double emploi concerne, dans un peu plus d’un cas sur trois, les professions dites intellectuelles et scientifiques pour 35,5 %.

Une série de questions s’imposent de ce fait alors vu qu’il y en a qui exercent deux emplois, tandis qu’il y en a d’autres qui n’en ont pas, qui cherchent désespérément sans en trouver.

Est-ce une conséquence du splitting de l’emploi en temps partiels ? Est-ce une question de revenus qui pousse les gens à occuper un deuxième emploi ?

On ne parle pas de catégories de revenus dont disposent les manœuvres, les aides familiales et les ouvriers non qualifiés. Est-ce une conséquence qui découle en droite ligne de la pénurie de main-d’œuvre qui existe effectivement pour une série de métiers ?

Est-ce une question d’employabilité qui est plus favorable pour certains et moins favorable pour d’autres ?

Bref, Madame la Ministre, comment expliquer ce phénomène ? Quel est son impact sur le marché de l’emploi et sur le chômage qui frappe les moins qualifiés ?

Merci d’avance pour l’écoute et la réponse.

Mme la Présidente. – La parole est à Mme la Ministre Tillieux.

Mme Tillieux, Ministre de l’Emploi et de la Formation. – Monsieur le Député, comme l’indiquent les données d’Eurostat relatives au niveau d’éducation des personnes qui ont un deuxième emploi, sur lesquelles d’ailleurs votre question s’appuie, une majorité de personnes est diplômée de l’enseignement supérieur et il semble que plus d’hommes ont recours à un deuxième emploi que de femmes en Belgique.

De nombreux éléments peuvent expliquer bien sûr le recours à un deuxième emploi. Une des hypothèses avancées est qu’il s’agirait d’un phénomène concomitant à l’augmentation du recours au temps partiel. Toutefois, selon les chiffres Eurostat disponibles concernant les personnes en emploi qui ont recours à un deuxième travail, ces chiffres ne sont pas déclinés par régime en temps de travail de l’emploi principal.

Si l’on analyse les résultats de l’enquête 2014 sur les forces de travail, relative aux motifs du temps partiel des salariés de 15 ans et plus, que constate-t-on ? On constate que parmi les 994 563 travailleurs à temps partiel en Belgique en 2014, 4 % déclarent compléter un autre emploi à temps partiel, soit 38 629 travailleurs.

Toujours selon cette même enquête, les principales raisons invoquées par les travailleurs belges concernant les motifs de temps partiel sont des raisons personnelles et/ou familiales pour 26 %, l’insuffisance des places d’accueil des enfants ou le manque de services de soins disponibles pour les personnes – 20 % –, mais aussi le fait que les emplois proposés dans certains secteurs ne le sont qu’à temps partiel – 16 %.

Un autre élément à considérer relève de la combinaison d’un emploi salarié avec un emploi indépendant à titre complémentaire. Ici aussi, les raisons du caractère complémentaire d’une activité d’indépendant sont tout à fait nombreuses : certains démarrent leur activité et vont le faire progressivement, c’est une activité parfois naturellement secondaire dans la vente à domicile, les assurances, c’est parfois tout simplement pour des raisons fiscales.

À l’examen des statistiques sur les travailleurs indépendants, chiffres qui proviennent de l’INASTI, on voit que leur nombre a augmenté de 12,7 % en Wallonie, depuis 2003. Pendant cette période, on note une forte progression des indépendants wallons qui exercent une activité après la pension ou à titre complémentaire. La hausse est plus modérée parmi les indépendants à titre principal.

Que ce soit pour prolonger une passion, s’assurer un complément de revenu ou faire quelque chose de « différent », le nombre de Wallons exerçant une activité indépendante, au-delà de l’âge de la pension ou en complément d’un emploi salarié, ne cesse de croître.

Enfin selon les observations du FOREm en matière de suivi des pénuries et des difficultés de recrutement, le « double emploi » n’apparaît pas être un élément favorisant une diminution de la tension de recrutement.

Compte tenu du lien entre un second travail et le recours au temps partiel, on constate dans une série de métiers – et le plus évident est celui d’aide-ménagère – que le temps partiel n’est pas très attractif pour certains demandeurs d’emploi au regard de l’aspect financier, mais également des aspects liés aux pièges à l’emploi.
Ainsi, la multiplication des temps partiels contribuerait à complexifier le modèle et à renforcer davantage les difficultés de recrutement qu’à les diminuer.

Mme la Présidente. – La parole est à M. Stoffels.

M. Stoffels (PS). – Je remercie Mme la Ministre pour les informations qu’elle vient de me donner et qui, à mon avis, doivent faire l’objet d’une analyse plus minutieuse. En effet, dans ces informations, une série de pistes est évoquée qui renvoie vers des problématiques existantes à l’heure actuelle concernant le monde des travailleurs salariés, mais qui renvoie également, pour un autre ensemble d’informations ou vers des pistes à développer. Par exemple, ceux qui s’installent à titre d’indépendant comme activité complémentaire, on est dans le chapitre où il y a création d’emploi par celui qui s’installe comme indépendant. À mon avis, ce sont des pistes à creuser s’il n’y a pas une possibilité à encourager un glissement « doux » de l’emploi salarié vers l’emploi indépendant qui serait de nature à augmenter sensiblement le nombre d’emplois disponibles dans la mesure où ceux qui, dans le futur, s’installeront comme indépendants à titre définitif libèreront des emplois pour d’autres qui peuvent suivre.
Ce sont des informations qu’il va falloir, à mon avis, étudier avec beaucoup de minutie.


Ein Kommentar zu “Von der Notwendigkeit oder der Wahl, einen zweiten Job auszuüben – La nécessité ou le choix d’exercer un deuxième emploi”

  1. pierre d.

    A l’heure où les services publics font l’objet de dysfonctionnements, que certains attribuent à l’insuffisance de recrutements, il serait peut-être intéressant de savoir combien d’indépendants à titre complémentaire disposent d’un emploi dans le secteur public.
    Et de se demander s’ils exercent bien toutes leurs prestations d’indépendant EN DEHORS des heures où ils sont payés par ledit service public – ce qui sinon entraîne des distorsions de concurrence, parfois insupportables.
    Et de s’interroger si certains dysfonctionnements ne sont pas dus en partie au fait que ces indépendants complémentaires ne se conforment pas honnêtement aux règles de fonctionnement de leur service public.
    Merci pour vos interventions et bien à vous.

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