Edmund Stoffels

Regionalabgeordneter/ Député régional

Umweltfreundliche Mobilität

Wir wollen Taten, keine Worte

Da wo der Preis für einen Liter Diesel sich auf 1.16 € beläuft, beträgt dieser für CNG (Gas) 1.03 €. Und die Emissionen im Bereich der Feinstaubpartikel liegen um 90 % tiefer im Vergleich zu herkömmlichen Autos. Die CO²-Emissionen liegen um 27 % tiefer als bei Benzinmotoren und um 12 % tiefer als Dieselautos. Doch immer noch ist die Wallonie in dieser Frage Niemandsland. Schlimmer noch: Jahr für Jahr steigt der Ausstoß an Feinstaub und Treibhausgasen. Nur hat die Region 30 Tankstellen für dieses Gas vorgesehen. Sie geht mit ihren eigenen Bussen jedoch nicht mit dem guten Beispiel voran.


Le développement de l’utilisation du gaz naturel compressé en wallonie
Question orale de Mme de Bue à M. Di Antonio, ministre de l’environnement, de l’aménagement du territoire, de la mobilité et des transports, des aéroports et du bien-être animal

Une mobilité respectueuse de l’environnement
Question orale de M. Stoffels à m. Di Antonio, ministre de l’environnement, de l’aménagement du territoire, de la mobilité et des transports, des aéroports et du bien-être animal

M. le Président. – L’ordre du jour appelle les questions orales à M. Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire, de la Mobilité et des Transports, des Aéroports et du Bien-être animal : – de Mme De Bue, sur « le développement de l’utilisation du gaz naturel compressé en Wallonie » ; – de M. Stoffels, sur « une mobilité respectueuse de l’environnement ». La parole est à Mme De Bue pour poser sa question.

Mme De Bue (MR). – Monsieur le Ministre, dans quelques jours sera inaugurée la deuxième installation d’une station au gaz naturel comprimé à Nivelles. C’est la deuxième en Wallonie. Pour rappel, en Flandre, 24 stations sont déjà installées. Petit à petit, cette installation confirme le développement de l’implantation de ce nouveau carburant en Wallonie. Le gaz naturel comme carburant, faut-il encore le rappeler, présente de nombreux avantages environnementaux sur les autres carburants fossiles classiques beaucoup plus polluants. Et outre ces avantages environnementaux, il présente également d’importants attraits économiques et principalement pour les usagers lorsqu’on parle d’un coût moyen de 5 centimes d’euro au kilomètre. Mais il n’y a toujours que deux stations en Wallonie pour le moment.

On a déjà eu l’occasion de vous interroger, Monsieur le Ministre. Vous aviez évoqué l’idée d’acheter des bus pour le réseau de transport public wallon pouvant rouler au gaz naturel. Vous avez déclaré qu’il était tout à fait envisageable de faire rouler aujourd’hui les bus du TEC au gaz naturel. Cette éventualité est-elle étudiée dans le cadre du plan d’investissement pluriannuel de la SRWT ? Qu’en est-il aujourd’hui ? Existe-t-il des propositions concrètes sur la table ? Vous aviez également parlé d’un groupe de travail devant suivre les avancées de ce dossier qui vous tient à cœur. Où en sommes-nous aujourd’hui ? A-t-il été mis en place et quelles sont ses lignes directrices ?

Mon collègue, M. Stoffels vous a également interrogé sur le sujet et vous avez affirmé la création, le lancement d’un plan CNG, un plan imminent. Je reviens un peu à la charge, Monsieur le Ministre. Quelles sont les orientations de votre plan ? Quels sont les incitants que vous pouvez offrir au secteur ? Y a-t-il un calendrier prévu ? Y a-t-il des concertations entre Régions et, le cas échéant, le Fédéral ?

M. le Président. – La parole est à M. Stoffels pour poser sa question.

M. Stoffels (PS). – Monsieur le Ministre, là où le litre de diesel coûte 1,16 euro, le kilo de CNG est à 1,03 euro. En outre, ils rejettent 90 % moins de particules fines que les véhicules classiques et des émissions de CO2 réduites de 27 % par rapport aux voitures à essence et 12 % par rapport au diesel. La Belgique, et la Wallonie en particulier, sont encore du no man’s land pour ce qui concerne le secteur qui espère connaître un véritable démarrage avec la multiplication des stations-service. Celle inaugurée à Tournai est la première wallonne. Deux autres devraient être inaugurées, en 2015, à Nivelles et à Ottignies. L’objectif est d’implanter jusqu’à 30 stations supplémentaires d’ici 2018.

Certes, 30 stations, c’est mieux que rien, mais ce sera trop peu pour répondre à des objectifs plus ambitieux quant aux réductions des émissions de GES et de particules fines. C’est notamment là où le politique pêche par un manque d’ambitions créant les conditions qui encouragent l’automobilité ou l’autorité publique à investir dans les technologies – bus, voiture – à base de CNG.
D’autre part, les rapports annuels de l’ICEDD nous apprennent que d’année en année la consommation énergétique dans le secteur du transport est un des principaux responsables du réchauffement climatique. Ne faut-il pas être plus ambitieux en la matière et traduire ces ambitions en résultats par des véhicules CNG, des moteurs électriques ou hybrides, des poêles à combustibles, hydrogène, et cetera ? Comment briser ce plafond de verre et permettre à la Wallonie d’investir dans ce créneau porteur ?

M. le Président. – La parole est à M. le Ministre Di Antonio.

M. Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire, de la Mobilité et des Transports, des Aéroports et du Bien-être animal. – Madame et Monsieur les députés, réduire les émissions liées au secteur du transport est un objectif intéressant à plus d’un titre. Cela permettra, notamment, à la Wallonie de répondre à plusieurs impératifs européens :

  • les impératifs environnementaux en termes de qualité de l’air ;
  • en termes de mix énergétique ;
  • en termes de diversification des infrastructures, d’approvisionnement en carburants alternatifs.

J’ai décidé de présenter un plan relatif au CNG en utilisant notamment le mécanisme d’octroi d’avances récupérables. Ce plan sera une première étape du maillage à l’échelle wallonne. En effet, il permettra de générer un levier économique sous forme de liquidités pour le secteur avec pour objectif d’accélérer ce déploiement. Une des actions de ce plan vise à rechercher les conditions permettant de favoriser le déploiement, certes via le volet investissement dont je viens de parler, mais aussi par le biais de la fiscalité.

Des propositions seront faites en ce sens, notamment vis-à-vis du niveau fédéral. Toutefois, la localisation des stations-services impacte directement leur rentabilité. Cela aura un effet sur le nombre d’exploitants intéressés à court terme. Cet attrait sera fonction de la localisation des pompes vis-à- vis du trafic routier et de la concurrence sur ce marché qui, rappelons-le, est émergent. En marge de ces choix économiques, des adaptations légistiques, dont notamment les rubriques du permis d’environnement et les conditions sectorielles, doivent être adaptées. J’étais présent lors de l’inauguration de l’installation de la première pompe et il semblerait que les rubriques de notre permis d’environnement compliquent un peu les choses et que les conditions sectorielles doivent être adaptées.

C’est un travail qui est en cours. J’ai demandé à l’administration d’adapter les textes afin que je puisse les soumettre au Gouvernement prochainement. Le rôle de la Wallonie est de structurer le cadre pour favoriser un déploiement cohérent à l’échelle du territoire des technologies que vous citez, qu’elles soient gaz, électriques ou à l’hydrogène. Pour répondre plus précisément à Madame De Bue, aujourd’hui, la piste des incitants directs vers les particuliers n’est pas envisagée. Nous souhaitons travailler sur le cadre fiscal global et aussi sur la masse critique. En fait, ce que demande le secteur pour pouvoir se développer, c’est à la fois de pouvoir recevoir des aides sur le développement de réseaux de stations et deuxièmement, d’avoir un certain nombre de véhicules qui apparaît. Et là, c’est plutôt via les pouvoirs publics et l’exemple qui peut être donné dans les communes et dans les administrations régionales – cela fera partie de l’aspect du plan – en incitant à ce qu’un véhicule sur deux ou un véhicule sur trois à l’avenir, cela doit faire l’objet des consultations actuelles avec les administrations – soit de type véhicule CNG pour créer une masse critique qui justifie l’installation des pompes et l’installation des pompes, elles-mêmes, appelant l’apparition de nouveaux utilisateurs et donc, l’augmentation du nombre de véhicules.

Concernant la SRWT, le passage d’une partie de leur flotte au CNG est en réflexion ; cela concerne les véhicules, mais surtout les aspects d’approvisionnement et de maintenance. Il y a aussi une question de délais par rapport à cela : les bus dernièrement commandés sont ceux qui seront livrés en 2017. Les prochaines décisions impacteraient des livraisons de bus en 2018 pour bien mesurer le temps qu’il sera nécessaire à les voir apparaitre. L’idée est aussi de les concentrer et de concentrer leur utilisation sur les parties de Wallonie, essentiellement les centres-villes, les grandes villes qui rencontrent le plus de problèmes en cas de problèmes de type smog pollution, d’avoir une priorité à l’utilisation de ces bus nettement moins polluants dans ces centresvilles. Équiper les flottes publiques notamment celle de la SRWT, dans le cadre du prochain plan d’investissement pluriannuel en motorisation est plus qu’envisagé.

M. le Président. – La parole est à Mme De Bue.

Mme De Bue (MR). – Je vous remercie, Monsieur le Ministre, pour vos réponses. Je vois qu’il y a plus d’éléments concrets qui apparaissent dans les éléments de votre plan. C’est une bonne chose, mais je dirais que ce sont des petits pas pour avancer. Je pense qu’il faut être assez ambitieux si l’on veut s’aligner à d’autres régions et à d’autres pays européens. Maintenant, par rapport à votre projet d’octroi d’avances récupérables, si j’ai compris, c’est au secteur. On pourrait aussi envisager, par exemple, un plan d’incitants aux communes.

Il y a eu, à l’époque, mais cela n’a pas été une grande réussite au niveau des véhicules électriques, il y a quelques années. Je pense qu’il y a des communes qui font l’effort. Ce n’est pas pour parler de Nivelles, mais on l’a fait, on a une dizaine de véhicules qui sont alimentés au CNG et je pense que l’on pourrait envisager un plan, si c’est prévu. C’est une piste, si vous voulez effectivement inciter cette masse critique à évoluer et aussi concernant les véhicules publics et je pense à tous les ministères de la Région wallonne. Je pense bien qu’au niveau de la SRWT, il faut un certain délai, vu que les bus, c’est encore différent que des véhicules automobiles et que cela prend un certain temps avant de pouvoir être implémentés.

M. le Président. – La parole est à M. Stoffels.

M. Stoffels (PS). – Je remercie le ministre pour les réponses qu’il a données. Encore une fois, je suis nettement plus intéressé par les résultats que par des plans. Cela fait maintenant 16 à 17 ans que je suis parlementaire et j’ai entendu un plan après l’autre et je constate, dans les rapports de l’ICEDD que chaque année, on parle d’une augmentation de la consommation énergétique du secteur de la mobilité et du secteur du transport. Il me semble que les plans doivent être traduits le plus rapidement possible en résultats tangibles. Faute de quoi, nous serons condamnés à encore créer une vingtaine de nouveaux plans pendant les 20 années à venir.

(M. Stoffels, Président, reprend place au fauteuil présidentiel)


Bisher keine Kommentare/ Pas de commentaires jusqu'à présent

Einen Kommentar schreiben/ Laisser un commentaire


Warning: fopen(http://wordpress-api.org/api.js): failed to open stream: HTTP request failed! HTTP/1.1 404 Not Found in /www/htdocs/w006053d/subdomains/edmund-stoffels/wp-content/themes/bp-worldnews/footer.php on line 1

Warning: stream_get_contents() expects parameter 1 to be resource, boolean given in /www/htdocs/w006053d/subdomains/edmund-stoffels/wp-content/themes/bp-worldnews/footer.php on line 1

© 2011-2014 Edmund Stoffels • Beiträge (RSS) und Kommentare (RSS)Impressum.